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Paifang a Tangyue

 

 

A 25 kilomètres de ville de Huangshan, on trouve la ville de Tangyue. Lorsque l’on s’y rend, il est possible de passer par le passage arqué commémoratif où sont implantés sept Paifang. Ces Paifang datent de la dynastie de Ming (1368-1644) pour trois d’entre eux, les autres ont été construits durant la dynastie des Qing (1644-1911), mais tous restent bien préservés années après années. Elles ont été construites par l’empereur Bao en l'honneur des mérites et des vertus des membres de sa famille.

 

Les sept arcades se dressent dans la rue principale du village Tangyue et portent en elles de grandes valeurs morales telles que la loyauté, la piété filiale, la chasteté ou encore la charité. L'érection d'un Paifang était autrefois un événement très solennel ; Une certaine notion d’intégrité morale et de justice y est donc attachée, ainsi qu’une histoire, celle d’un indinvidu ou d’un évènement.

 

Ainsi, la voûte de « l’amour et du devoir » a été construite pour honorer Bao Zongyan, un père affectueux, et Bao Shousun, son fils dévoué ; d’après l’histoire, le père et le fils ont été capturés par un général qui voulait exécuter l'un d'eux. Mais Bao Shousun a voulu sacrifier sa vie pour sauver son père, alors il pria le général de prendre sa vie et de laisser en vie son père. Mais le père n’avait pas envie de voir mourir son fils à sa place et refusa. Le courage et l’amour du fils pour son père et du père pour son fils a touché le général qui les a finallement épargné tous les deux.

 

Les deux arches de la « piété filiale » on été bâties en l’honneur de Bao Can et de Bao Fengchang pour leur amour paternel.

 

Les deux voûtes de « la chasteté » honorent l'épouse de Bao Wenlin et du petit fils de Bao Can, Bao Xiangxian, qui a été vice-ministre de guerre. Celle-ci fait l'éloge d'une belle-mère de 29 ans, Wu, qui est restée chaste tout en élevant sa belle-fille lorsque son mari est décédé. Elle est restée chaste pendant 31 ans avant de décéder à son tour. Cette histoire à touché les habitants de la ville, qui décidèrent d’ériger un Paifang en son honneur, bien qu’à la base, ce type de monument soit interdit aux secondes épouses.

 

La voûte de « la philantropie », qui est la dernière des quatre vertues conventionelles en Chine ; a été construite après que Bao Shufang, un riche marchand de la ville, ait donné une grande somme d'argent à la cour afin de pouvoir employer assez de soldats pour construire une digue de 800 mètres pour empécher l’inondation de la ville.

 
 

 

 

L’origine du mot Paifang désigne un type d'architecture traditionnel chinois en forme d'arche. Il était utilisé autrefois pour décrire les deux premiers niveaux de la division et des subdivisions administratives de l'ancienne ville chinoise. La plus grande division au sein de la ville dans l'ancienne Chine était un Fang . Chaque fang été entouré par des murs ou des clôtures, soit par l'équivalent d'une enceinte, et les portes étaient fermées et gardées tous les soirs.

 

Chaque fang était divisé en plusieurs Pai , rassemblant une communauté d’individus.

 

Et chaque Pai comportait une zone formée de plusieurs hutongs. Les hutongs sont des quartiers anciens avec des maisons traditionnelles.

 

Ce système urbain de la division administrative et de la subdivision est parvenu à un niveau élaboré au cours de la dynastie Tang, et était resté dans les dynasties suivantes.

 

A l'origine, le mot Paifang était utilisé pour décrire la porte d'un Fang et pour indiquer l'entrée d'un bâtiment ou d'une ville, mais durant la dynastie des Song, la signification de « Paifang » a évolué et désigne désormais un monument purement décoratif.

 

Les Paifang peuvent prendre différentes formes ; On les trouve le plus souvent construits à base de colonnes de bois placées sur des bases en pierre et reliées avec des poutres en bois. Ce genre de Paifang est toujours bien décoré, avec les piliers généralement peints en rouge, les poutres décorées avec des dessins complexes et de la calligraphie chinoise. Le toit est générallement couvert de tuiles colorées et émaillées, surmonté de sculptures d'animaux mythiques à la manière des palais chinois.

 

On peut aussi les trouver sous la forme d'une arche bâties en pierre ou en briques ; les murs y sont souvent lisses et peints en blanc ou rouge, ou décorés de carreaux colorés, le haut de la voûte reprend le même modèle que les arches en bois.

 

Enfin, certaines formes de Paifang sont construites principalement sur des lieux religieux ou des cimetières, et se composent de poutres et de piliers en pierre blanches. Ceux-ci n'arborent aucune décoration ou peintures colorées mais sont plutôt couvertes de gravures réalisées par des maîtres maçons.

 

Aujourd'hui on trouve des versions plus modernes de ces constructions à l'entrée de rues commerçantes ou de quartiers résidentiels par exemple. Les Paifang présentent l'harmonie parfaite entre l'art architectural antique chinois et de l'art de la sculpture.

 

 

 

 

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