Le premier empereur de la Chine - Qin Shi Huangdi

L'existence de l'Etat de Qin datait de 770 avant J.-C. Il était situé dans l'ouest de la Chine avec un territoire limité et une puissance médiocre et les Etats de la Plaine centrale le méprisèrent depuis sa naissance. Grâce à la réforme de Shang Yang, Qin devint une des sept puissances de la période des Royaumes combattants. A partir de 230 avant J.-C, en dix ans, le roi Ying Zheng de Qin annexa successivement Han, Zhao, Wei, Chu, Yan, Qi au moyen de guerres de grand style, et unifia la Chine en 221 avant J.-C.
Ying Zheng imagina un règne sans fin pour la dynastie des Qin. Il se proclama donc Shi Huangdi (le premier empereur) et ses descendants devaient prendre pour titre empereur II (Ershi), III et ainsi de suite. Ying Zheng fut donc appelé Qin Shi Huangdi (259 - 210 avant J.-C).
Qin Shi Huangdi adopta plusieurs mesures pour renforcer l'unification de la Chine.
Au niveau du gouvernement central, furent créées les fonctions de chengxiang (premier ministre), de yushidafu (superviseur de la bureaucratie) et de taiwei (en charge des affaires militaires), les titulaires étant nommés et démis directement par l'empereur lui- même. Dans les collectivités locales, le système de féodalité pratiqué sous les dynasties des Shang et des Zhou fut remplacé par celui de commanderies et de districts. L'ensemble du territoire fut divisé en 36 commanderies (dont le nombre fut bientôt porté à 40) qui se subdivisaient en districts. Les chefs des commanderies et des districts furent également nommés et démis par l'empereur lui-même. Par conséquent, le pouvoir de l'ensemble du pays se concentra dans les mains de l'empereur. Le système juridique de l'ancien Etat de Qin fut généralisé a toute la Chine.
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Monnaie unifiée
de la dynastie des Qin
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Pendant la période des Royaumes combattants, le système de poids et mesures différait d tin Etat a l'autre. Qin Shi Huangdi fixa des valeurs standards uniques pour les unités de longueur, de capacité et de poids, ce qui favorisa les échanges et le développement économique. La dynastie des Qm émit également une monnaie uniforme. La pièce de monnaie circulaire avec un trou central carré fut utilisée dans l'ensemble du pays. L'unification de la monnaie contribua beaucoup à intensifier les échanges entre les différentes régions et entre les différentes ethnies. Cette forme des pièces de monnaie servit de modèle pour celles émises par les dynasties qui suivirent
Qin Shi Huangdi ordonna d’unifier l’écriture chinoise. C’est ainsi que le xiaozhuan (petite écriture sigillaire) plus ou moins simplifiée, fut le premier à être utilisé comme écriture officielle du pays. Plus tard, le lishu (écriture des scribes), écriture plus simple que le xiazhuan, fit son apparition. C'est de ce dernier qu'est dérivé le kaishu (écriture régulière), qui est couramment utilisé à l'heure actuelle. L'unification de l'écriture favorisa les échanges culturels.
En 213 avant J.-C, dans le but de renforce! le contrôle idéologique et l'opinion publique, le Premier ministre Li Si, avec l'autorisation de Qin Shi Huangdi, fît brûler tous les livres, y compris les monographies de differents royaumes d'avant l'unifi¬cation et les livres écrits par les penseurs de différentes écoles intellectuelles, mais les livres de médiane et d'agriculture furent épargnés. L'année suivante, Qin Shi Huangdi fit enterrer vivants plus de 460 lettrés qui le critiquait pour la tyrannie qu'il exerçait et pour sa cruauté. Ces deux événements ont reçu dans l'histoire l'appellation « brûler les livres et enterrer vivants les lettrés».
Le général Meng Tian dépéché par Qin Shi Huangdi avait défait les Huns (Xiongnu), une ethnie nomade du nord de la Chine. Dans le but de les empêcher de revenir et en vue de se protéger, Qin Shi Huangdi ordonna de construire la Grande Muraille sur les confins septentrionaux. Après la victoire sur les Yue dans le sud du pays, les échanges entre les différentes ethnies furent élargis.
Qin Shi Huangdi réussit à mettre fin à la division de la Chine en fiefs, et fonda pour la première fois dans l'histoire chinoise un empire unifié et multiethnique de plus de 20 millions d'habitants, dont le territoire s'étendait du Pacifique à l'est à Longxi à l'ouest, de la Grande Muraille au nord à la mer de Chine méridionale.
Les statues de guerriers et de chevaux en terre cuite
En mars 1974, quelques paysans découvrirent par hasard des fragments de figures en terre cuit à l’est du tombeau de Qin Shi Huangdi. Le site des statues de guerriers et de chevaux en terre cuite, honoré du nom de « 8e merveille du monde », a revu ainsi le jour après deux milliers d’années de long sommeil.
Ces statues représentent une une armée souterraine qui protège le tombeau de Qin Shi Huangdi. La fosse numéro 1, à elle seule, compte plus de 6 000 statues en terre cuite de guerriers et de chevaux grandeur nature en formation carrée. La création prit sa source dans la réalité : les habits et les contenances des statues varient les uns des autres, leurs gestes et expression sont également très diversifiés et cela sans parler de la différence des modèles de leur coiffure. Selon leur apparence, on peut facilement identifier leurs grades et fonctions. Ces statues possèdent des caractéristiques uniqus et présentent les traits significatifs de l’époque.
La découverte des statues de guerriers et de chevaux en terre cuite des Qin a eu un grand retentissement dans le monde entier, en 1987, ce site a été classé patrimoine mondial par l’UNESCO.
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