Le mythe sur la création du monde
Selon la mythologie, avant que le monde soit monde, l’univers ressemblait à un grand oeuf où Ciel et Terre, obscurité et chaos étaient mêlés. Pangu fendit cet oeuf avec une hache géante, se mettant ainsi entre le Ciel qu’il soutenait de ces mains et la Terre qu’il piétinait, il grandit sans cesse en éloignant le Ciel de plus en plus de la Terre. Après 108 000 ans, la distance entre le Ciel et la Terre atteignit 90 000 lis, pendant que Pangu devenait un géant. Après son décès, ses yeux devinrent le soleil et la Lune, ses membres les montagnes, son sang forma les rivières, les lacs et la mer, ses veines donnèrent les routes et les chemins, ses muscles le sol des champs, ses cheveux et sa barbe les étoiles, sa peau et ses poils les fleurs, les herbes et les arbres, ses dents et ses os se transformèrent en métaux étincelants, en pierres solides, en perles et en jades ronds et brillants, sa sueur devint la pluie et la rosée, et enfin, les insectes et les vers sur son corps devinrent les hommes. Ce mythe de la création du monde par Pangu se transmit de génération en génération.
Bon nombre de mythes et légendes concernant la vie des hommes primitifs furent inventés par nos anciens selon leurs imagination. Par exemple, Youchao, qui enseigna aux hommes comment construire les maisons dans le feuillage des arbres : Suiren, qui par frottement de deux morceaux de bois put produire le feu ; Fuxi, qui apprit aux hommes à chasser et inventa les ‘‘huit trigrammes’’ ; Shennong, qui fut à l’origine de la culture des céréales et qui goûta cent herbes pour identifier celles dont on peut se servir comme remèdes. Ces personnages mythiques sont à la fois les symboles d’une envie de maîtrise de la nature, et les représentants de la sagesse et de la diligence des anciens chinois.