La seconde guerre de l'Opium
En 1854, la Grande-Bretagne demanda une révision complète du « Traité de Nanjing » conclu en 1842, afin d'étendre ses privilèges acquis en Chine. Cette demande fut soutenue par la France et les Etats-Unis, mais refusée par le gouvernement des Qing.
En octobre 1856, les forces anglo-françaises déclenchèrent une nouvelle guerre d'agression contre la Chine, connue sous le nom de la « seconde guerre de l'Opium ». En décembre 1857, après avoir pris d'assaut la ville de Guangzhou, les forces coalisées marchèrent vers le nord et prirent la forteresse de Dagu en mai 1858. Pris de panique, l'empereur Xianfeng dépêcha alors Guiliang nommé au poste de daxueshi (conseiller d'Etat, fonction civile la plus haute sous les Qing), à la tête des émissaires pour négocier avec les forces anglo-françaises. En juin, les représentants des Qing conclurent avec la Grande-Bretagne et la France les « Traités de Tianjin ». Selon ceux-ci, l'empire des Qing était obligé d'accueillir à sa capitale de hauts représentants étrangers, d'ouvrir de nouveaux ports de commerce avec l'étranger, d'accorder la liberté aux missionnaires étrangers de prêcher leur religion sur le sol chinois et d'indemniser les « dommages » subis par la Grande-Bretagne et la France pendant la première guerre de l'Opium.
En 1859, la Grande-Bretagne et la France formulèrent à l'adresse du gouvernement des Qing de nouvelles demandes injustifiées, dont la démolition des ouvrages de défense sur l'une des rives de la rivière Baihe, ce qu'il refusa. En juin, comme la flotte des forces coalisées lança une attaque surprise contre la forteresse de Dagu, la garnison chinoise riposta, coulant ou endommageant une dizaine de navires ennemis et faisant chez les forces coalisées plus de 600 morts ou blessés. Les agresseurs détalèrent à la débandade.
En août 1860, les forces coalisées revinrent à la charge et occuperait successivement la forteresse de Dagu et la ville de Tianjin, menaçant Beijing, L'empereur Xianfeng dut alors s'enfuir vers Rehe. En octobre, l'armée coalisée anglo-française saccagea et incendia le palais Yuanmingyuan (parc de Clarté) de Beijing. Peu de temps après, le gouvernement des Qing fut obligé de conclure respectivement avec la Grande-Bretagne, la France et la Russie les « Traités de Beijing », aux termes desquels Jiulong (Kowloon) serait cédé à fa Grande-Bretagne, Tianjin serait ouvert comme port de Commerce et le montant des indemnités de guerre versées à ces pays serait augmenté. La seconde guerre de l'Opium qui dura 4 ans se solda par la défaite de la Chine et la conclusion de traités inégaux contre son honneur et sa souveraineté.