L’insurrection de Nanchang
La victoire de l'expédition du Nord ébranla la domination des seigneurs de guerre féodaux et des impérialistes sur la Chine. Avec le temps, l'aile droite du GMD devint de plus en plus hostile au PCC et voulut saboter la coopération entre le PCC et le GMD. Le 12 avril 1927, Jiang Jieshi déclencha un coup d'Etat contre-révolutionnaire à Shanghai, tuant plus de 300 communistes et révolutionnaires, et en arrêtant plus de 500, sans compter les milliers de disparus. Ensuite, les massacres de communistes se poursuivirent dans les provinces du Guangdong, Jiangsu, Zhejiang et Hunan. Jiang Jieshi, après avoir trahi la révolution, fonda un gouvernement nationaliste à Nanjing. Le 15 juillet, le gouvernement nationaliste de Wuhan, présidé par Wang Jingwei trahit à son tour la révolution en arrêtant et massacrant de nombreux communistes. La première coopération entre le PCC et le GMD prit fn et la période de la terreur blanche commença en Chine.
Face à cette situation critique, les communistes chinois luttèrent héroïquement et sans relâche pour sauver la révolution. Le 1er août 1927, Zhou Enlai, He Long, Ye Ting, Zhu De et Liu Bocheng déclenchèrent et dirigèrent l'insurrection de Nanchang. A l'issue de quatre heures de combats acharnés, les troupes insurrectionnelles défirent les troupes du GMD et occupèrent la ville de Nanchang.
L'insurrection de Nanchang provoqua la panique au sein du gouvernement nationaliste de Nanjing. Jiang Jieshi dépêcha des troupes pour attaquer Nanchang et finit par pousser les troupes insurrectionnelles à s’en retirer et à descendre dans le Guangdong. Les troupes insurrectionnelles voulurent y fonder une base révolutionnaire mais, assiégées par les forces ennemies, elles échouèrent.
L'insurrection de Nanchang marqua le début d'une lutte armée contre les réactionnaires du GMD. Le PCC fonda dès lors sa propre armée et commença à marcher sur une toute nouvelle voie : diriger de façon indépendante la révolution et s'emparer du pouvoir par les armes.