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Specialites et savoirs-faire Locaux

 
Hangzhou possède de nombreuses richesses, tant patrimoniales que culturelles. Son économie s'est faite grâce à la beauté de ses lieux, mais aussi grâce des avoirs-faire locaux qui sont réputés dans toute la Chine, et même à l'étranger.
 
A découvrir ;

1) Le village du thé de Meijiawu

2) L’Académie des Beaux Arts de Chine

3) La société de sceaux de Xiling  

4) Le pinceau à écrire de Shaozhiyan

5) L'éventail de Wang Xingji

6) Les ombrelles de soie du lac de l’Ouest


 

 
 
 
 

 

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Le village du thé de Meijiawu

 

 

Le village du thé de Meijiawu est situé à l'ouest du Lac de l’Ouest de Hangzhou, au sud du célèbre temple bouddhiste de Lingyin. C’est un ancien village de loisirs dont l’histoire date de plus de 600 ans. Il a pour décor des maisons blanches au toit noir entourées de magnifiques montagnes verdoyantes, de calmes collines, ainsi que des rivières limpide ruisselantes. Un paysage d’enchantement d’où émane une douce odeur du thé cultivé dans cette région connue pour sa production du célèbre et immanquable « Puit du Dragon » (ou « West Lake Dragon Well Tea »).
La culture du thé à Maijiawu se fait dans une vallée profonde, entre les montagnes vertes couvertes de plantations de thé. Le village est composé de plus de 160 producteurs de thé qui vous assurent une expérience culturelle et dégustative authentique. On y apprend les origines du thé, la cueillette des feuilles de thé, et la façon de boire le thé. Au printemps, l'odeur riche des feuilles de thé fraîchement cultivées flotte dans l'air, c’est le meilleur moment pour profiter des magnifiques paysages et de l'hospitalité des habitants de Meijiawu.
On y trouve aussi de nombreux vestiges culturels étonnants comme une salle spéciale commémorative dédiée à l'ancien premier ministre de Chine (Zhou Enlai), un ancien pont, un bel étang à poissons, et un petit quai qui permet l'accès au lac.

 

 

 

 

 

 

 

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L’Académie des Beaux Arts de Chine

 

 

 

L'Académie des Beaux-Arts a été fondée en 1928 à Hangzhou, elle est la plus prestigieuse école d'art de Chine. L'Académie chinoise des arts est l'académie la plus influente des beaux-arts avec la gamme la plus complète d'offres de diplôme et des programmes d'études en Chine. Elle abrite un bassin diversifié de talents artistiques, a une structure particulière intégrant la théorie et la pratique, se concentre sur les soins de l'homme et les besoins sociaux. Elle allie modernité disciplines techniques et culturels avec les traditionnels artistique. L'académie propose l'étude des théories des beaux-arts, les médias l'architecture, le cinéma et nouvelles, qui constituent les sciences humaines et reflètent l'esprit national chinois et les théories de création de l'époque.

 

 

 

 

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La société de sceaux de Xiling  

 

 

 

La société de sceaux de Xiling (lac de l’Ouest) fut fondée en 1904 par un maître de Hangzhou, spécialisé dans la réalisation de sceaux et de cachets. Le principe  actuel de fabrication se veut en phase avec les méthodes passées. L’entreprise souhaite « préserver les travaux des anciens et rechercher les techniques d’élaboration du sceau, de la calligraphie et de la peinture». Cette société est la plus ancienne et la plus importante dans la fabrication et l’étude de cachets anciens dans tout le monde.

 

Située à l’Ouest de l’île de la colline Solitaire, la société de sceaux de Xiling a contribué à la diffusion d’inscriptions sur cachet et de la calligaphie chinoise en Chine et à l’étranger. Une collection importante de sceaux antiques et de peintures de maîtres se trouvent également dans cette société qui s’occupe de restaurer et de conserver cet héritage culturel.

 

De nos jours, la société de sceaux de Xiling compte plus de 300 membres dans le monde. Deux fois par an, au printemps et en automne, l’institut organise des séminaires pour rassembler des oeuvres nouvelles autour d’admirateurs. Par souci de préserver et de diffuser des informations sur l’ancienne culture chinoise, la société a également publié différentes revues sur les sceaux antiques et les maîtres de la calligraphie ainsi que de la peinture.

 

 

 

 

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Le pinceau à écrire de Shaozhiyan :

Les Quatre Trésors du cabinet de travail d’un lettré

 

 

 

Dans la tradition chinoise, le pinceau, l'encre, le papier et l'encrier sont appelés les «Quatre trésors du cabinet de travail» (文房四宝- wén fáng sì bāo), car ce sont les quatre articles de papeterie indispensables aux lettrés chinois. es Quatre Tresors du cabinet d'un lettré

 

Quiconque pratique la calligraphie ou la peinture chinoise est dépendant du pinceau, de l'encre, le papier et l'encrier, outils grâce auxquels l'esthétique chinoise trouve son expression concrète. C'est pourquoi les Chinois attachent, par tradition, beaucoup d'importance aux «Quatre trésors».

 

 

 

Le pinceau

 

Le pinceau chinois est l'outil irremplaçable des peintres chinois et des calligraphes depuis l'antiquité. Son utilisation du pinceau remonte il y a trois mille ans au moins.

 

Le pinceau a la particularité d'être flexible, à la différence des porte-plume et des stylos à bille. Avec une pointe en métal, les traits ne varient guère en épaisseur ou en largeur. En revanche, gréce à la souplesse des poils du pinceau, celui-ci peut être manié de haut en bas et de droite à gauche sur une surface plane; l'on peut faire varier les traits selon la force de la pression de la pointe du pinceau sur le papier; les lignes peuvent être larges ou fines selon la quantité d'encre, concentrées au centre ou aux extrémités... Les possibilités sont immenses. Ce sont ces caractéristiques qui ont donné à la calligraphie et à la peinture chinoises leurs formes artistiques uniques. Les Quatre Trésors du cabinet de travail d’un lettré

 

Un bon pinceau doit avoir des poils résistants, mais pas trop durs ni trop souples. C’est pourquoi les pinceaux de qualité sont ceux avec des poils de chèvres, belettes et lièvres. Sa pointe doit aussi avoir la forme d’un cône. En général, le manche est en bambou ou en bois et est peint ou gravé de petits dessins.

 

 

 

L’encre

 

Il s'agit d'un pigment de couleur noire destiné à l'écriture et à la peinture. L’encre de Chine se présente généralement sous forme de pâte, mais également être liquide. Elle est préparée à partir d'un mélange de suie et de résine, puis moulée en batonnets. L’encre liquide est plus homogène et pratique.On dit cependant que les lettrés d’autrefois préféraient celle en pâte parce qu’ils la trouvaient plus facile à conserver et plus esthétique.

 

Comme la qualité de l'encre a une influence directe sur l'expressivité d'une œuvre, les artistes choisissent leurs bétons d'encre avec le plus grand soin.

 

 

 

Le papier

 

Le papier est l'une des quatre grandes inventions de la Chine antique. (cf l’article concernant les grandes inventions chinoises). En calligraphie et en peinture, on utilise le papier xuan, qui se distingue par sa blancheur, sa finesse et sa douceur. Il résiste bien au temps et aux attaques des bactéries. Ce papier artisanal fournit un juste degré d'absorption requis pour la calligraphie et la peinture à l'encre : les matériaux se marient parfaitement pour donner les meilleurs résultats.

 

 

 

L’encrier

 

L’encrier chinois est un récipient en pierre dure présentant souvent des formes artistiques. Il suffit de verser l’encre liquide sur cet encrier et d’y tremper le pinceau pour écrire ou peindre. Si on utilise l’encre solide, il faut alors ajouter un peu d’eau dans l’encrier et y frotter l’encre en pâte jusqu’à ce que celle-ci se dilue dans l’eau et ait la consistance désirée.

 

Pour sa fabrication, on utilise une pierre à aiguiser de fine qualité afin de faciliter le frottement du béton d'encre et de ne pas abîmer les poils du pinceau.

 

Les pierres à encre sont des objets résistants. Dans l'antiquité, les lettrés inscrivaient leur nom et leurs vers sur leurs encriers, pour en faire des objets décoratifs ou des souvenirs, qui feraient ensuite partie des trésors de famille.

 

De nombreux ouvrages publiés pendant ces époques nous sont parvenus et le fait que le papier utilisé soit resté intact, et que l'encre ne se soit pas effacée, mille ans après, prouve leur qualité extraordinaire.

 

 

 

 

 

 

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L'éventail de Wang Xingji :

La fabrication des éventails date de la dynastie des Song du Sud (1127‑1279), depuis des dynasties des Ming et des Qing, avec la broderie de Hangzhou et le thé de Longjing, l'éventail de Hangzhou est considéré comme une des trois curiosités de Hangzhou. Notamment, les éventails en papier noir et en bois de santal sont très célèbres.

 

 

 

 

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Les ombrelles de soie du lac de l’Ouest :

Les ombrelles en soie de Hangzhou, ou ombrelles du Lac de l’Ouest, sont typiques de leur artisanat régionnal. Elles sont encore aujourd’hui appréciées pour leur motifs et leur design élégant.

 

Inventée il y a plus de 4 000 ans par les Chinois, l’ombrelle était à la base utilisée pour protéger de la pluie. On dit que c’est le dieu Luban (dieu des menusiers)  qui l’a inventé dans le but de protégers sa femme des intempéries car elle venait lui apporter son repas chaque jour sur son lieu de travail.

 

Les premières ombrelles étaient faites en plumes d’oiseaux, puis, avec le dévelopement de la soie, les ombrelles de soie ont fait leur apparition. Sa production s’est d’ailleurs beaucoup répandue sous les dynasies Ming et Qing, époque où l’on créa des ateliers spécialisés dans la fabrication d’ombrelles.

 

Ainsi, au fil des années, de plus en plus de personnes en Chine ont commencé à utiliser les parapluie, d’abord pour se protéger contre la pluie, mais ensuite, ont été aussi utilisé pour se protéger du soleil. L’ombrelle devient alors un accessoire incontournable du costume des riches chinoises.

 

La production organisée d’ombrelles commence à Hangzhou dans les années 30, et sont d’abord produites par les artisans de soie. Et, grâce à la finesse et la beauté des matériaux utilisés (du bambou de très bonne qualité ainsi que de la soie très fine), les ombrelles de Hangzhou connaissent un succès immédiat. En 1935, la première fabrique d’ombrelles en soie ouvre ses portes, où plus de 400 artisans travailleront pour produire quelques 600 000 ombrelles chaques année, dont la plupart sera ensuite exportée. La soie des ombrelles est colorée, et des motifs de dragons, d’oiseaux, de personnages, ou de paysages y sont représentés. Mais le plus souvent, on retrouve la fameuse scène tirée de la très célèbre histoire d’amour dramatique « la légende du Serpent blanc », dans laquelle la demoiselle (serpent blanc) emprunte le parapluie du jeune homme pour se protéger de la pluie.

 

 

 

Ses ombrelles sont toujours produites à Hangzhou, on en trouve de toute sorte ; pour se protéger de la pluie ou du soleil, a utiliser comme accessoire de mode ou pour de la décoration, ou encore pour des spectacles. Elles sont encore de nos jours symboles de raffinement, et très appréciées des visiteurs de Hangzhou.

 

 

 

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